

Christian Pierret, le secrétaire d’Etat à l’Industrie a une nouvelle fois reproché l’attitude de France Telecom face au marché de l’ADSL. Les tarifs pratiqués empêcheraient la démocratisation de l’Internet haut débit.
Christian Pierret a porté un nouveau coup de griffe à France Telecom en l’appelant à mots couverts à accélérer le dégroupage (ouverture à la concurrence). Le secrétaire d’Etat à l’Industrie a apporté un soutien aux opérateurs privés qui accusent depuis des mois l’ancien monopole de bloquer le marché de l’ADSL. "Il me semble important que France Telecom voie les avantages qu’elle peut retirer du dégroupage d’une part en termes de valorisation de sa ressource et d’autre part en termes de croissance du marché", a déclaré M. Pierret.
Des tarifs trop élevés
Le secrétaire d’État a regretté que "les tarifs actuels" de 300 francs (45,7 euros) pour une ligne ADSL standard soient "encore trop élevés pour en faire un produit de masse". Et d’ajouter : "L’ADSL ne sera pas un produit grand public à 300 francs par mois. Il doit s’établir à un niveau de l’ordre de 200 francs (30,4 euros) par mois comme en Allemagne où, après une forte baisse des tarifs, le marché de l’ADSL a littéralement décollé (1 million d’abonnés)". "Je sais que l’ART (Autorité de régulation des télécommunications) y travaille et je lui fais confiance pour que les conditions tarifaires et techniques du dégroupage permettent rapidement l’établissement d’une concurrence réelle sur le haut débit", a affirmé M. Pierret.
A la demande d’opérateurs et fournisseurs d’accès Internet privés, l’ART est intervenue à plusieurs reprises depuis un an dans le dossier du dégroupage, notamment en mettant en demeure France Télécom d’abaisser les tarifs d’accès de ses concurrents à son réseau local.