

Un accord sur l’emploi a été signé, le 5 juin 2003, par la direction de France Télécom et quatre syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO) afin de fixer "les modalités d’une politique axée prioritairement sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences".
Ce texte fixe un cadre pour la gestion de la mobilité à la fois dans le groupe France Télécom (société mère et filiales détenues à plus de 50%) et vers les fonctions publiques.
Produisant ses effets jusqu’en 2005, il concerne ainsi tous les personnelsquel que soit leur statut, sans remettre en cause les dispositions conventionnelles ni les droits et obligations des fonctionnaires.
2Trois degrés de gestion prévisionnelle des emplois2
L’accord organise une gestion prévisionnelle des emplois en recourant à trois dispositifs différents :
Mesure d’anticipation
S’engageant à donner de la "visibilité sur sa politique de l’emploi", France Télécom établiera une cartographie des métiers incluant une information sur les évolutions des emplois.
Des "espaces mobilité locaux" seront créés dans chaque bassin d’emploi et réunirons des spécialistes en ressources humaines chargés d’étudier les besoins en emplois des fonctions publiques et d’accompagner les collaborateurs dans leurs démarches de mobilité.
Ces structures seront chapeautées par un "espace mobilité interne et externe (EMIE) qui centralisera les informations concernant la mobilité notamment vers les fonctions publiques dans un site Intranet. Ce dernier, garant d’équité, proposera les offres d’emploi disponibles au niveau national.
Le déploiement
Le déploiement est une mobilité à l’initiative de l’employeur. Dans ce cas France Télécom ne procède à aucun licenciement économique dans le champ de cette mesure (au niveau de la filiale concernée, par exemple), ni à aucune mesure d’incitation au départ volontaire. Ici la gestion des emplois (mobilité proposée) a pour but d’anticiper les réorganisations et les conséquences négatives sur l’emploi, en mettant en oeuvre préalablement les actions d’ajustement nécessaires.
Durant un déploiement, l’entreprise fait des propositions de poste, les collaborateurs concernés restant sous la responsabilité de leur manager. Des agents, occupant des emplois non supprimés mais dont l’activité est réduite, se verront confier des missions temporaires (prêts de compétences) de 12 mois au plus, non renouvelable. Le déploiement, s’il entraine un changement de domicile, comporte des aides financières. Les instances de représentation du personnel sont consultés sur les déploiements.
Plan de reclassement
Le "plan de sauvegarde de l’emploi" est envisagé, en dernier recours, si toutes les mesures de déploiement préalables n’on pu produire les effets escomptés.
Des plans de reclassements définissent alors les engagements de l’employeur, relatif à la recherche de solutions de reclassement interne et externe, et tendant à faciliter l’acceptation de ces reclassements, ainsi qu’à préparer et assurer leur mise en oeuvre.
France Télécom garantit la possibilité d’accéder au maximum à deux offres valables d’emploi.
Le reclassement est prioritaire à toute autre mobilité : les managers qui recrutent doivent intégrer prioritairement les salariés en reclassement et une liste des emplois comparables à ceux supprimés ou simplement disponibles est adressée aux entités concernées par un plan de sauvegarde.
Ci joint le document (format PDF) de cet accord :