![]() ![]() France Télécom espère dégager un bénéfice à la fin de l’année
L’opérateur historique prévoit une croissance de son activité de 25 % sur l’exercice 2001, et minimise l’impact de la conjoncture économique. Il faut encore qu’il vende certains actifs pour compenser les frais financiers de sa dette colossale.
L’opérateur public France Télécom a réalisé, sur les neuf premiers mois, un chiffre d’affaires de 31,6 milliards d’euros (en hausse de 31,9 %) grâce en partie à la consolidation d’Orange, qui n’a été intégré que sur les quatre derniers mois de l’exercice 2000, et d’Equant. A périmètre comparable, la croissance ressort à 7,3 %. Hors changements de périmètre, le groupe a bénéficié des bonnes performances d’Orange, (+29 % en pro forma à 10,79 milliards d’euros) et des services fixes à l’international (+29 % à 4,5 milliards d’euros) tandis que le fixe en France a progressé plus faiblement (+6,2 % à 46,9 milliards d’euros). La contribution de Wanadoo a atteint 1,03 milliard d’euros (+40,6 %). Modification réglementaire et arrangements comptables La branche « Services fixes, voix et données en France » a réalisé une croissance de 6,2 % de son chiffre d’affaires à 14,83 milliards d’euros, grâce à une modification réglementaire permettant aux opérateurs fixes d’intégrer les produits des communications de leurs abonnés vers des postes mobiles. Hors cet élément, la branche accuserait un recul de 1,0 % du fait de l’impact, en année pleine, des baisses de tarifs en 2000. France Télécom maintient son objectif de croissance de plus de 25 % de l’activité sur l’exercice 2001. Le groupe estime que le résultat net devrait être positif grâce aux plus-values qui devraient compenser les frais financiers. La dette ne devrait pas annuler les bénéfices Le directeur financier du groupe, Jean-Louis Vinciguerra, s’est montré optimiste sur la capacité du groupe à dégager un bénéfice net, malgré le poids important des frais financiers (endettement, etc.). « Le résultat net dépendra d’un certain nombre de plus-values que nous serons amenés à réaliser puisqu’il y a dans ce résultat net, non seulement le résultat opérationnel du groupe mais également les conséquences de nos programmes de cessions d’actifs », a-t-il déclaré à la presse. « En fonction de l’évolution de notre programme, il y a un certain nombre de plus-values qui apparaissent. C’est encore trop tôt. Mais je ne vois pas pourquoi le groupe France Télécom serait en perte en fin d’année. Ce n’est pas la prévision que nous avons donnée », a-t-il ajouté sans préciser de chiffres. Il a par ailleurs confirmé que France Télécom, qui a ouvert des négociations exclusives avec un consortium regroupant Goldman Sachs, GE Capital et CDC, comptait conclure la cession d’une première tranche de 2 à 3 milliards d’euros de son patrimoine immobilier « dans les prochains jours ». Le groupe, qui a déjà cédé ses parts dans Sema Group cherche à vendre ses 11 % dans STMicroelectronics. Les chiffres publiés aujourd’hui ont été jugés sans surprise par les investisseurs et ont entraîné des prises de bénéfices après la récente envolée de France Télécom affichant un gain de 59 % et d’Orange à 52 %, entre le 11 septembre et le 24 octobre, contre 30 % pour le DJ Stoxx des valeurs de télécommunications européennes. Vers 16h30, France Télécom cédait 5,96 % à 41,95 euros et Orange, sa filiale de téléphonie mobile, abandonnait 6,58 %. Publié le jeudi 25 octobre 2001
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