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vendredi 21 novembre 2008

 

Avance de 9 milliards d’Euros à France Télécom

 

A huit jours de la présentation par Thierry Breton, le nouveau président de France Télécom, du plan de sauvetage de l’entreprise publique, ses salariés ont manifesté hier leurs inquiétudes.

L’appel à la grève des cinq syndicats - CGT, SUD, CFDT, FO, CFTC -, une première dans l’histoire du groupe, a été massivement suivi.
Hier, 45% des salariés de la maison mère manifestaient, alors qu’ils étaient seulement 21,9% à La Poste. Selon nos informations, Thierry Breton, qui vient de résoudre l’épineux dossier MobilCom en Allemagne, devrait annoncer le 4 décembre prochain un montant massif de nouvelles provisions qui conduiront à de mauvais résultats trimestriels.
Il devrait surtout dévoiler le « plan d’accompagnement » - c’est le terme retenu - de l’Etat actionnaire. Ce plan passera par la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), auquel l’Etat apportera sa participation de 54%. C’est cette nouvelle structure qui s’endettera, notamment auprès de la Caisse des dépôts, afin de faire, au nom de l’Etat, une avance financière massive à France Télécom.
Cette avance serait de 9 milliards d’euros. L’augmentation de capital de l’entreprise publique serait ainsi reportée au printemps 2003.

Le choix d’un Epic présente un double avantage :

  • Cette solution est acceptable par Bruxelles.
  • Par ailleurs, cette structure ne peut pas être mise en faillite et pourra ainsi profiter d’une notation financière plus favorable qui lui donnera accès à une ressource financière moins chère.

Un statut dont bénéficiait France Télécom avant sa transformation en société anonyme réalisée à l’occasion de l’ouverture de son capital. Les salariés pourraient avoir le choix entre rejoindre l’Epic et conserver leur statut de fonctionnaire, ou rester chez France Télécom et abandonner, sur la base du volontariat, leur statut.

Dans le même temps, Thierry Breton annoncera un programme de réduction des coûts.
« Des choses peuvent être faites en matière d’efficacité opérationnelle. Une société comme France Télécom ne peut rester avec un autofinancement disponible si modeste », expliquait hier Guy Deslondes, directeur chez Standard & Poor’s.
Les syndicats redoutent que ces mesures se traduisent par des suppressions d’emplois, notamment dans la filiale Equant, spécialisée dans les services aux grandes entreprises. « Depuis juillet, tous les recrutements externes sont gelés. La consigne est claire : partout où vous pouvez faire des économies, faites-le », déclare un syndicaliste. « L’étranger est à la diète », constate un autre.

France Télécom, avec une dette d’environ 70 milliards d’euros, est encore notée dans la catégorie investissement, grâce au soutien de l’Etat. Guy Deslondes a posé deux conditions au maintien de cette note : résoudre le problème de liquidités - 15 milliards d’euros arrivent à échéance en 2003 - et procéder à une augmentation de capital, qui au minimum devra couvrir « la moitié des besoins de refinancement ». Hier, à la Bourse de Paris, l’action France Télécom a chuté de 9,72% à 14,76 euros, celle d’Orange, sa filiale dans les mobiles, a perdu 5,24% à 6,87 euros.


Selon nos informations, Thierry Breton, qui vient de résoudre l’épineux dossier MobilCom en Allemagne, devrait annoncer le 4 décembre prochain un montant massif de nouvelles provisions qui conduiront à de mauvais résultats trimestriels.

Source : www.lefigaro.fr

 
 
Publié le mercredi 27 novembre 2002

 
 
 
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