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France Télécom supprime
13000 postes en France

 

Le PDG du groupe de télécommunications français a confirmé les informations données hier par les syndicats. Au total, 13.000 emplois vont disparaître dans le groupe en 2003, principalement dans les filiales.

France Télécom supprimera 7.500 postes en France en 2003 et gèlera 1.000 embauches, a déclaré vendredi le PDG de l’opérateur, Thierry Breton sur Europe 1. "En France, on va avoir 4.100 départs en pré-retraite qui ne sont pas remplacés et 3.400 départs "naturels" qui ne sont pas remplacés, soit 7.500 personnes. "Ce ne sont pas des licenciements", a précisé le remplaçant de Michel Bon.

Selon les syndicats, 5.300 emplois seront supprimés à l’international et 7.500 en France. Ces suppressions en France seront notamment déclinées de la façon suivante : 3.400 départs "naturels" (retraites), 4.100 au titre du congé de fin de carrière (départ anticipé à 55 ans), 700 départs dans le cadre de la mobilité au sein de la Fonction publique. Ces 700 transferts ne sont pas compatbilisés dans les 7500 suppressions d’emploi car France Télécom, "malgré le gel des embauches depuis six mois, compte recruter 700 personnes en 2002. Ce serait donc une opération blanche", a expliqué Monique Biot, administratrice CGT à France Télécom à tf1.fr.

Une "saignée"

Parmi les 5300 emplois concernés à l’international, c’est la Pologne qui sera la plus touchée avec la suppression de 4100 postes. Depuis que France Télécom est majoritaire dans l’opéarteur historique polonais TPSA, une réduction des effectifs a été engagée. Ce sont en tout 25 000 suppressions d’emplois qui sont prévues. La filiale Orange sera également touchée par une réduction de 600 postes en Angleterre, au Danemark, en Suède. "Etant donné que FT veut embaucher en Roumanie, Slovaquie et Hollande, les 600 suppressions d’emplois ne seront que le solde, il y aura plus de départs", selon Monique Biot. 200 emplois seront également supprimés dans la filiale belge de Wanadoo et 600 dans les autres filiales, dont Equant.

Les représentants syndicaux redoutent "une saignée" dans les effectifs des intérimaires et contractuels qui représente pas moins de 20% de l’effectif total, au risque "d’aggraver la pyramide des âges de l’entreprise" étant donné que ce secteur comprend les salariés les plus jeunes.

A suivre....

 
 
Publié le vendredi 14 février 2003
Mis à jour le jeudi 27 février 2003

 
 
 
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