![]() ![]() En défense des droits humains...
Aux Syndicats CGT, SUD, CGT-FO, CFDT, CFTC, CGC, UNSA et CNT des PTTCollègues et camarades, Ainsi que vous ne pouvez l’ignorer, nous avons été iniquement révoqués le 6 août 2002 par France Telecom SA. Conformément à notre prestation de serment, nous avions signalé aux autorités administratives qu’outre les violations à notre égard du statut général de la fonction publique de l’Etat, les cadres supérieurs de la DR Paris s’adonnaient à des activités commerciales - la SDR SIRET : 428 083 612 00013 - contrevenant audit statut et au code pénal. (art.25 titre I ; art. 432-13 du code pénal ; décret du 17 février 1995 et sa circulaire d’application du 19 février 1995). Nous reprenions, d’ailleurs, les informations que vous aviez, CGT, SUD et CFDT, diffusées par voie de tracts et de courriers rendus publics sans être démenties.
« Et refusaient, tout à leur honneur, de participer à la parodie de procès mise en scène par France Telecom SA. Le 6 août 2002, les mêmes refusaient de participer à la violation de droit que constituait cette deuxième convocation hors délais. » Pour nombre d’entre vous, vous avez, à juste titre, considéré et affirmé par lettres et tracts qu’il s’agissait de révocations pour délit d’opinion. Nous sommes convaincus que vous aviez grandement raison !
Certes, Madame Malach est coutumière du fait, puisqu’elle est à l’origine de multiples sanctions qui ont privé des collègues de leurs traitements et qu’il s’avère par différents jugements du Tribunal administratif de Paris que cette personne est incompétente quant à la gestion des fonctionnaires de l’Etat. Le 6 mai dernier, devant la 18ème chambre sociale du Tribunal de Grande Instance de Paris, à la surprise de l’avocat général, l’avocate de France Telecom SA, Maître Bost, réaffirmait la volonté de son client d’instruire, pour les motifs que vient de juger le tribunal administratif de Paris, un nouveau procès en sorcellerie ; marquant par-là son mépris de la décision de justice. Aussi, par delà notre sort personnel sur lequel il ne saurait être question pour nous de céder, il en va des droits et des libertés démocratiques fondamentales dans notre pays. Il est, en effet, extrêmement grave que dans une entreprise dont l’Etat détenait, il y a encore peu, la majorité du capital, se soit développé un tel mépris des droits humains. Laisser prospérer de telles mœurs risque fort de ramener notre pays aux heures les plus sombres de notre histoire : l’Affaire Dreyfus et le régime de Vichy. Pour ces raisons, nous sommes prêts à vous rencontrer pour engager une campagne publique et faire venir à jour les dizaines, voire les centaines, de dénis dont souffrent nombre de collègues et qui les détruisent. Les intérêts boursiers sont antinomiques avec la vie et la dignité des hommes et des femmes qui travaillent. Avec nos salutations, le 18 mai 2004, Jean-Pierre Blouch
Jean-Claude Bolmin
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